Bon à savoir

Étiquette diagnostic de performance énergétique : tout savoir en 2026

L’essentiel à retenir

  • L’étiquette DPE classe les logements de A à G selon leur consommation d’énergie et leurs émissions de CO₂.
  • Plus de 21 millions d’étiquettes énergétiques ont été générées en France depuis la réforme de 2021.
  • Les logements classés G sont interdits à la location depuis 2023 ; les classes F sont concernées à leur tour.
  • Des travaux de rénovation bien ciblés permettent de remonter sa classe et d’accéder aux aides d’État.

L’étiquette du diagnostic de performance énergétique (DPE) classe un logement de A à G selon sa consommation d’énergie annuelle et ses émissions de gaz à effet de serre. Plus la lettre se rapproche de A, plus le logement est performant et économe. Ce document est obligatoire pour toute vente ou mise en location en France, et s’impose en 2026 comme l’un des critères décisifs du marché immobilier.

Qu’est-ce que le diagnostic de performance énergétique ?

Le DPE est établi par un diagnostiqueur certifié qui mesure la consommation d’énergie primaire d’un logement — chauffage, eau chaude sanitaire et refroidissement — ainsi que ses émissions de CO₂. Depuis la réforme de juillet 2021, le résultat est opposable juridiquement : le propriétaire engage sa responsabilité si l’étiquette s’avère erronée.

Le calcul prend en compte l’isolation des murs, des fenêtres et de la toiture, le type de chauffage, le système de ventilation et l’exposition du bâtiment. En 2026, plus de 21 millions d’étiquettes ont déjà été générées sur la plateforme nationale, signe que ce diagnostic est désormais ancré dans toutes les transactions immobilières.

Le diagnostic produit deux étiquettes distinctes : une étiquette énergie (exprimée en kWh/m²/an) et une étiquette GES (en kg CO₂/m²/an). La classe finale retenue est la moins bonne des deux, afin de refléter au plus juste la réalité du logement.

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Comment lire l’étiquette énergétique d’un logement ?

L’étiquette se présente sous forme de barème coloré, du vert foncé au rouge vif. Chaque classe correspond à une plage de consommation précise :

  • Classe A : moins de 70 kWh/m²/an — logement très performant
  • Classe B : de 70 à 110 kWh/m²/an
  • Classe C : de 110 à 180 kWh/m²/an
  • Classe D : de 180 à 250 kWh/m²/an
  • Classe E : de 250 à 330 kWh/m²/an
  • Classe F : de 330 à 420 kWh/m²/an — logement énergivore
  • Classe G : plus de 420 kWh/m²/an — passoire thermique

Pour comprendre ce que chaque lettre implique au quotidien, l’article sur la signification du DPE revient en détail sur chaque classe et ce qu’elle change concrètement pour un propriétaire ou un locataire.

Quand l’étiquette DPE est-elle obligatoire ?

L’étiquette énergétique est obligatoire dès la mise en vente ou en location d’un bien immobilier. Elle doit figurer dans toutes les annonces, qu’elles soient diffusées par une agence ou un particulier. Son absence expose le propriétaire à des sanctions et peut entraîner la nullité du contrat de vente ou de bail.

Depuis 2023, les logements classés G sont progressivement exclus du marché locatif. En 2026, les propriétaires de passoires thermiques sont fortement incités — voire contraints — à engager des travaux pour maintenir leur bien en location, sous peine de ne plus avoir le droit de le proposer à un locataire.

Le DPE dans les cas particuliers : collectif, neuf et petites surfaces

Dans un immeuble collectif, le diagnostic de performance peut être réalisé à l’échelle du bâtiment entier. Ce DPE collectif donne une vision globale de la performance énergétique de la copropriété et peut ensuite être décliné par logement pour chaque vente ou location.

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Pour les logements neufs, le DPE repose sur une modélisation thermique basée sur les plans et les équipements prévus, conformément à la réglementation RE2020. Ces bâtiments visent les classes A ou B et ne disposent pas encore de factures d’énergie réelles au moment du calcul.

Les logements de petites surfaces (moins de 40 m²) font l’objet d’un traitement spécifique, car leur consommation au m² est mécaniquement plus élevée. Des seuils ajustés ont été introduits pour éviter de les pénaliser systématiquement. Les locaux tertiaires — bureaux, commerces, entrepôts — relèvent quant à eux d’un DPE dédié, avec une méthode de calcul adaptée à leurs usages et à leurs horaires d’occupation.

Comment améliorer son étiquette de performance énergétique ?

Remonter sa classe énergétique passe par des travaux bien ciblés : isolation des combles et des parois opaques, remplacement du système de chauffage par une pompe à chaleur, pose de double vitrage. Ces actions permettent souvent de gagner une ou deux classes et réduisent la facture d’énergie de façon durable.

Des dispositifs comme MaPrimeRénov’ ou l’éco-PTZ rendent ces rénovations accessibles à un plus grand nombre de ménages. Le guide pour améliorer son DPE par la rénovation détaille les travaux les plus efficaces selon la classe de départ et le type de logement.

Le choix du système de chauffage reste l’un des leviers les plus puissants sur l’étiquette finale. Avec la réglementation RE2020, le gaz disparaît progressivement des nouvelles constructions : l’article sur le chauffage gaz interdit dans le neuf fait le point sur ces évolutions qui pèsent directement sur la consommation énergétique des logements.

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Questions fréquentes

Étiquette énergétique obligatoire ?

Oui, l’étiquette DPE est obligatoire pour toute vente ou location d’un logement en France. Elle doit figurer dans les annonces immobilières et être remise à l’acquéreur ou au locataire avant la signature du contrat. Son absence expose le propriétaire à des sanctions civiles et peut entraîner la nullité de l’acte.

Quelles sont les valeurs des étiquettes DPE ?

Les étiquettes vont de A (moins de 70 kWh/m²/an) à G (plus de 420 kWh/m²/an). Chaque classe correspond à une plage de consommation d’énergie primaire, complétée par une étiquette GES qui mesure les émissions de CO₂ en kg/m²/an. La note finale du logement est la moins bonne des deux résultats obtenus.

Où trouver une étiquette énergétique ?

L’étiquette DPE figure dans toutes les annonces immobilières légales. Elle est aussi consultable sur l’observatoire officiel de l’ADEME, qui recense l’ensemble des diagnostics réalisés sur le territoire national. Le diagnostiqueur certifié vous remet par ailleurs un exemplaire complet du rapport à l’issue de sa visite.

Seuils des étiquettes du diagnostic de performance énergétique ?

Les seuils officiels en énergie primaire sont : A (<70), B (70–110), C (110–180), D (180–250), E (250–330), F (330–420), G (>420) — tous en kWh/m²/an. L’étiquette GES suit le même barème A–G avec ses propres valeurs exprimées en kg de CO₂ par m² et par an, selon des seuils définis par arrêté ministériel.

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