Bon à savoir

Responsabilité engagée des établissements de santé : sécurité anti-brulure et anti légionnelles

L’eau chaude sanitaire apporte bien du confort. Toutefois, cet aspect d’aisance connait hélas bien des revers, celui de la brûlure et celui des risques de maladie telle que la légionellose. Pour endiguer ces phénomènes, des mesures ont été prises, instiguant par ces faits des obligations pour plusieurs acteurs économiques et entités professionnelles. Quelles sont alors les responsabilités engagées des établissements de santé à cet égard ? Explication.

Brûlure, légionnelles et eau chaude, une combinaison à surveiller

Les légionnelles sont des bactéries d’eau. Ces dernières sont présentes naturellement dans l’eau. Le risque repose sur le fait que leur prolifération connaît une sensibilité particulière dans un environnement tiède. Il se peut, dans ce cas, que les réseaux d’alimentation s’en trouvent infestés. Les légionnelles sont des vecteurs de maladie, la fièvre de Pontiac (sous forme bénigne) et la légionellose (la forme grave). La température de l’eau importe beaucoup, car la contamination par ces bactéries peut se faire par le biais d’une inhalation par aérosols ou microgouttelettes. Ainsi, les vapeurs sous la douche favorisent leur prolifération dans les poumons.

Toujours dans le cadre du combat contre la légionnelle, l’eau chaude sanitaire des établissements est maintenue entre 60°C et 55°C. Cependant, cela engendre des risques de brûlure suivant la température de l’eau, la résistance de la peau et la durée de l’exposition. Mais d’une manière générale, il faut seulement 5 secondes d’exposition à de l’eau d’une température de 60°C pour entraîner une brûlure profonde, contre 3 minutes pour une température de 51°C. Les accidents de brûlure ne sont donc pas rares. Cela a conduit les autorités à prendre des mesures.

En effet, les autorités surveillent de près ces deux incidents et en ont règlementé l’utilisation et la surveillance. Ils incitent par cela les professionnels à doubler de vigilance et à prendre les mesures nécessaires. Suivant les types de professionnels et leurs activités respectives, l’État a arrêté des dispositions différentes. Il y a notamment l’arrêté du 1er février 2010 et du guide d’informations qui y afférent.

Par cela, les établissements de santé comprennent : les hôpitaux locaux, les établissements de soins de courtes durées, les centres hospitaliers, les établissements de moyens et de longs séjours, les CHU, etc.

La surveillance des températures pour lutter contre les légionnelles

Pour se prémunir de la légionellose, une température d’ECS (eau chaude sanitaire) a alors été imposée comme susmentionné. Cela doit être au dessus de 55°C. Par ailleurs, la température des eaux dans les réseaux d’ECS, ceux qui passent dans les bras morts, et les isolations des canalisations doivent être maintenus à 50°C.

Les relevés de températures doivent alors être systématiques, sur une fréquence d’au moins une fois par jour. Cette obligation est consignée dans un carnet sanitaire, lequel acte est obligatoire.

Une alternative technologique est y possible. En effet, des logiciels permettent de relever les températures automatiquement, de dresser une base de données Big DATA et d’informatiser le carnet sanitaire.

L’utilisation des robinetteries thermostatique pour limiter les brûlures

Face à ces dispositions, des mesures anti-brûlures doivent être mises en place. Par cela, les autorités imposent l’utilisation de mitigeur thermostatique. En effet, les robinetteries simples peuvent occasionner des accidents dans le cas d’un coup de coude non contrôlé ou d’une glissade inopinée.

Par cela, les normes ont été édictées avec comme objectif le réglage de la température sur un degré d’autonomie adéquat aux utilisateurs. Ainsi, la température idéale est comprise entre 38°C et 41°C.

Pour répondre aux normes, les mitigeurs de l’ensemble des points de puisage doivent alors disposer :

  • D’une butée de blocage de température maximale
  • D’un arrêt automatique
  • D’un accès facile et d’une manipulation aisée

Il importe de choisir des dispositifs qui répondent aux normes NF imposées.